Tidjane Salaün profite de la fin de saison pour montrer ses progrès : « Je suis plus en contrôle »

Salaün en conférence de presse, dans un anglais toujours hésitant
La fin de saison régulière est toute proche en NBA. Cette période permet aux équipes éliminées de la course aux playoffs de donner plus de minutes et de responsabilités à leurs jeunes joueurs. Les Charlotte Hornets, écartés de cette course depuis bien longtemps, en font partie. La franchise 14e de l’Est compte 4 blessures longue durée chez les joueurs de la rotation (LaMelo Ball, Brandon Miller, Tre Mann et Grant Williams), ainsi que 3 à 4 pépins supplémentaires chez leurs remplaçants. Ce qui ouvre la voie pour des joueurs comme Tidjane Salaün (2,05 m, 19 ans).
Plus de maîtrise de ses gestes
Le rookie français a davantage la confiance du staff depuis son dernier passage en G-League, pendant dix jours à la mi-mars. Sur ses six derniers apparitions, il joue 26 minutes de moyenne, contre moins de 19 sur le reste de la saison. Et il était même régulièrement sur le terrain lors des fins de match serrées, une première pour lui. Sur cet échantillon, les progrès du n°6 de la Draft se voient dans les chiffres, sans qu’ils soient flamboyants : 8,3 points à 47,6% aux tirs (dont 31,6% à 3-points), 7,0 rebonds et 1,7 passe décisive. C’est surtout son adresse qui est une satisfaction, alors qu’il était en milieu de saison le joueur avec le pire pourcentage aux tirs… de toute la NBA.
« Le jeu ralentit un peu pour moi, j’ai une meilleure vision du terrain. Mes progrès sont surtout à ce niveau-là. J’ai évolué, je vois mieux quand je peux faire une passe décisive, une coupe, un 3-points… C’est une grosse différence, parce qu’au début de la saison j’étais hyper-actif, je courais et je sautais partout. Je suis plus en contrôle maintenant. »
Tidjane Salaün en conférence de presse le 31 mars
Encore du travail
Une déclaration tempérée avec le sourire par son coach Charles Lee : « Je pense que nous n’avons pas la même définition d’être “en contrôle” [rires]… Mais c’est sûr qu’il est un plus à l’aise. » Tout n’est en effet pas encore réglé à ce niveau-là. Il reste un très jeune joueur (le deuxième plus jeune de la ligue), qui n’est pas encore parfaitement à l’aise dans le style de jeu à l’américaine. Ses moyennes statistiques sont encore loin de celles qui étaient les siennes la saison dernière en France.
Mais depuis ces six matchs, l’ancien de Cholet fait globalement davantage usage de sa taille et de sa puissance. Il prend notamment plus de tirs dans la raquette. « Je me sens plus à l’aise avec mon corps. Le temps que j’ai passé en G-League m’a aidé à comprendre comment jouer de ma physicalité » expliquait-il après un passage en G-League en février.
Cela est aussi lié à son utilisation, lui qui joue poste 4 voire petit poste 5, et plus du tout poste 3 comme ça pouvait arriver du côté de l’Académie Gautier. D’où également son nombre de rebonds qui est en hausse. En bref, cette fin de saison est encourageante pour son évolution comme ailier-fort ayant les armes pour dominer physiquement. Les Hornets avaient prévenu qu’il faudrait être patient quant à son développement, qui prendrait la forme d’un « marathon plutôt qu’un sprint. » Au sein d’une franchise qui n’est de toute façon pas prête d’être compétitive, rien n’est pressé. Sur cette fin de saison, il va avoir 6 derniers matchs pour continuer à montrer ses progrès.
TIDJAAAAAANE 🇫🇷 🐝
12 POINTS (5-8 FG)
14 REBONDS@hornets⎜@TidjaneSalaun pic.twitter.com/2pzb7wJ0Tx— NBA France (@NBAFRANCE) March 29, 2025
Commentaires