Recherche
Logo Bebasket
Recherche
Logo Bebasket
  • À la une
  • Mon actu
  • Matchs
  • Frenchies
  • Mes joueurs
  • Pro Basketball Manager
  • Équipe de France
  • Interviews
  • Boutique

La folle saison du Mans, ses objectifs, son nouveau statut : Guillaume Vizade répond

Betclic ÉLITE - Quelle est la dernière équipe en course pour un triplé hexagonal cette saison ? La réponse est facile : Le Mans Sarthe Basket. Vainqueur de la Leaders Cup, qualifié pour la finale de la Coupe de France, le MSB lutte pour sa place en playoffs. Le coach Guillaume Vizade a répondu à nos questions.
La folle saison du Mans, ses objectifs, son nouveau statut : Guillaume Vizade répond

En une demi-saison de Betclic ÉLITE, Guillaume Vizade a déjà remporté la Leaders Cup et atteint la finale de la Coupe de France

Crédit photo : Julie Dumélié

Guillaume, après la qualification du Mans en finale de la Coupe de France, vous aviez tweeté que le plus dur démarrait maintenant pour le MSB. Pourquoi ? 

Parce que l’on sait qu’on va jouer une autre finale, et c’est très bien, mais que le championnat regorge de difficultés pour valider notre saison. Quand on aborde le dernier tiers du championnat, on sait que tout le monde joue pour ses objectifs. Tout le monde a quelque chose à jouer ! Quand je dis que le plus dur commence, c’est parce que tous les contextes sont beaucoup plus difficiles dans le dernier tiers du championnat. Finalement, tous les matchs sont des matchs couperets, soit parce que c’est une confrontation directe, soit vis-à-vis de l’impact que ça peut avoir au classement, par exemple avec une équipe qui chercherait à se sauver.

N’est-il justement pas possible de considérer que la saison du Mans est d’ores et déjà réussie avec un trophée, une nouvelle finale, une place dans le Top 6 à date ? 

Si l’on dit ça, c’est comme si l’on évaluait déjà. Or, pour moi, il n’y a pas lieu de le faire puisque la saison n’est pas terminée. L’énergie que les gars mettent sur le terrain, à l’entraînement, montre que personne n’est dans un sentiment de satisfaction. On veut plutôt continuer de progresser. On sait qu’on aura cet évènement-là qui va arriver (la finale de Coupe de France contre Paris). Mais on veut pouvoir jouer d’autres choses.

De l’extérieur, on aurait pu penser que vous aviez atteint votre plafond lors de la Leaders Cup. Vos résultats depuis tendent à prouver que non. Vous-même, êtes-vous surpris de ce que votre équipe arrive à faire, comme lorsqu’elle va sortir Monaco à Gaston-Médecin en demi-finale de Coupe de France ? Ce n’est pas vous faire offense de dire que vous n’étiez pas favoris…

Ce n’est pas très grave de ne pas être favoris (il sourit). Pour moi, il n’y avait pas lieu de parler de plafond à la Leaders Cup. On était dans une configuration très particulière à la Leaders Cup, sans notre joueur le plus utilisé (Noah Penda) et le troisième (TaShawn Thomas). Si l’on a fait ça à huit, on doit pouvoir faire mieux avec plus de matériel ! Il faut que l’on arrive à monter notre intensité, nos relations de passe, notre rythme. Ce n’est pas une chose aisée.

La difficulté du moment est que l’on a trouvé beaucoup de flow offensif. Il faut réussir à le faire perdurer, le travailler pour le reproduire mais on sait que c’est plus aléatoire que le côté défensif. Je pense que l’un des sujets pour nous est de réaugmenter notre niveau défensif. Avant et après Noël, nous avions été très solides dans ce domaine, comme à Cholet ou à Nanterre. Depuis quelques temps, on fait de très bonnes partitions offensives mais il y a plus de largesses défensives. On doit encore bien progresser sur ces domaines là si l’on veut pouvoir être compétitifs sur la dernière ligne droite du championnat et en playoffs.

La mentalité de l’équipe n’a pas changé après le trophée en Leaders Cup ?

Au contraire. Je pense que ça a donné faim à l’équipe. Les gars ont tellement plaisir à jouer ensemble, il y a une connexion très forte qui se voit dans le partage du ballon, des responsabilités. Là-dessus, ils ont envie d’accomplir d’autres choses ensemble. On a des gros challenges qui arrivent en championnat, comme ce déplacement à Paris (dimanche à 16h30), afin de jouer une première partition contre eux.

Vous avez récemment annoncé votre prolongation avec le MSB jusqu’en 2028… 

Oui, on discutait depuis décembre avec le club, notamment avec le président Christophe Le Bouille. En janvier, nous étions déjà accordés. C’était ensuite à nous de décider du moment de l’annonce. Avec l’épopée de la Leaders Cup, on a trouvé judicieux de le faire dans la foulée, mais on s’était déjà entendu. Quand on a vu que l’on fonctionnait bien ensemble, on a émis le souhait de continuer à travailler ensemble. On avait l’intime conviction que l’on allait s’engager sur un peu plus de durée.

Vous avez changé de statut en l’espace de quelques mois. Désormais, vous n’êtes plus le coach en vogue de la Pro B mais un peu plus que ça…

Je garde les pieds sur terre car on sait que notre métier est très situationnel et contextuel. Mais il faut en profiter parce que c’est là. Si on n’en profite pas à ce moment-là, on ne le fera jamais. Après, il faut aussi avoir beaucoup d’humilité car l’équilibre du jeu est fragile, celui de l’équipe aussi. Dès que l’on se relâche sur nos fondamentaux, on n’a aucune marge. Je suis très concentré sur la façon de faire progresser cette équipe. Tant qu’on aura encore des leviers là-dessus, je pense que ça nous génèrera beaucoup d’énergie pour continuer à travailler.

Vous allez découvrir la Summer League l’été prochain avec une place dans le staff des Los Angeles Clippers… 

La participation à la Summer League est une opportunité d’apprendre et de m’infuser une bonne dose de basket américain qui m’a été proposé par les dirigeants des Clippers. C’est aussi l’occasion d’échanger des idées avec le staff, notamment sur la terminologie et les pratiques d’entraînement, ans le développement du jeu avec leurs contraintes de temps et le développement des joueurs à l’intérieur de saisons éprouvantes.

Commentaires


Veuillez vous connecter afin de pouvoir commenter ou aimer
Connexion
lounkao
MODESTE et COMPÉTENT...voilà le vrai Guillaume VIZADE...à l'image de Christophe LE BOUILLE, son président...pour le bien du MANS MSB
Répondre
(0) J'aime